Les métiers du journalisme

Les métiers du journalisme

Quelques métiers…

Le rédacteur
Son travail s’étend de la collecte d’informations à la
diffusion par voie de presse. Le métier implique des contacts extérieurs nombreux, une bonne culture générale, des capacités rédactionnelles et une grande mobilité.

L’agencier
L’agencier travaille pour une agence de presse, soit au desk, où les journalistes sélectionnent, corrigent ou réécrivent les dépêches qui leur sont envoyées par les correspondants du monde entier, soit sur le terrain, en tant que correspondant.

Le journaliste reporter d’images (le JRI)
Le JRI réalise des reportages pour les journaux et les magazines télévisés. Caméra à l’épaule, il couvre tous les sujets d’actualité et les événements du monde. C’est un électron libre qui doit disposer de grandes capacités d’autonomie.

Le secrétaire de rédaction (le SR)
Le SR travaille à la lisibilité et à la compréhension d’un article de presse écrite. Il opère des corrections et assure le lien entre la rédaction et la fabrication du journal. Il est souvent amené à vérifier l’exactitude d’un fait.

Le journaliste radio
Le journaliste radio doit, en plus des qualités requises pour ses confrères, savoir monter, mixer une bande son et « poser sa voix » pour passer à l’antenne. La réactivité est la clé de voûte de cette profession.

Le journaliste en ligne (Web)
Il doit savoir restituer l’information dans son contexte,
avec rigueur et rapidité. Il écrit des paragraphes courts et les articles sont agrémentés de liens vers d’autres documents : images vidéo, sons, textes, autres sites complémentaires…

Le localier
Il exerce dans une agence locale d’un quotidien régional et couvre tous les événements qui se situent dans sa zone de diffusion. Bien enraciné dans sa région, il en connaît les spécificités.

Le rédacteur en chef
A la tête de l’équipe rédactionnelle, le rédacteur en chef veille au respect de la ligne éditoriale d’une publication ou d’un journal audiovisuel. Il détermine les sujets à traiter puis définit les « angles » à aborder.

Le chef d’édition
En télévision, le chef d’édition est le journaliste chargé de coordonner les équipes techniques et rédactionnelles. Il détermine l’ordre de passage des sujets du journal en fonction des instructions du rédacteur en chef.

Le reporter-photographe
Professionnel de la photographie, il fournit des clichés qui témoigneront ou illustreront un article. Il est souvent le premier journaliste présent sur le terrain.

L’envoyé spécial
Journaliste envoyé en mission pour une durée déterminée, il est le témoin privilégié des événements qu’il « couvre » pour sa rédaction.

Les univers de la profession

La profession se divise en quatre grands secteurs d’activité :

  • la presse écrite ou on-line
  • les agences de presse
  • la radio
  • la télévision

Même si les journalistes ont tendance à se spécialiser dans un média, on note de multiples passerelles entre les différents supports. Et les secteurs sont encore plus nombreux : politique, économie, société, culture, sport, loisirs, mode…

Travailler dans le journalisme, c’est pouvoir évoluer dans différents domaines :

La presse quotidienne nationale (PQN)
Le Monde, Le Figaro, Libération… Ces quotidiens font appel à des journalistes expérimentés qui mettent en exergue leurs capacités de synthèse et d’analyse, leur culture générale et leurs qualités rédactionnelles au service d’une information généraliste.

La presse quotidienne régionale (PQR)
Le journaliste de la PQR exerce un métier en prise directe avec son lecteur. Au siège du quotidien, dans une agence départementale ou isolé, il est un élément moteur de la vie locale.

La presse magazine
Entre les titres de presse magazine grand public et ceux de la presse de magazines spécialisées, la France est le pays par excellence de la « presse mag ». Cette grande diversité de titres couvre une gamme inépuisable de passions et de centres d’intérêts. Difficile de ne pas
y trouver un rapport avec l’un de ses domaines de compétences.

La télévision
Avec l’émergence de la TNT et du numérique, de nouvelles chaînes ont fait leur apparition. C’est le secteur où le nombre de postes de journalistes à pourvoir est le plus conséquent.

La radio
C’est le média de l’immédiat : un événement se produit au bout du monde et un flash urgent interrompt le programme en cours. Un correspondant ou un témoin sur place, contacté
par téléphone, bascule immédiatement vers l’antenne. Ce formidable outil d’information procure de l’adrénaline à ses journalistes travaillant constamment en direct et sans filet.

Les agences de presse
Reuters, AFP, Associated Press… Sans ces agences, les rédactions manqueraient de matière première pour alimenter
leurs lecteurs et auditeurs en informations et en images. Grâce à leurs réseaux de correspondants, les agences « couvrent » tout ce qui intéresse les médias.

Un média incontournable : le web
Les journalistes y exercent désormais un rôle essentiel : on leur demande d’exploiter la logique de la Toile pour créer une nouvelle offre médiatique : le journal en ligne et, de plus en plus, la télévision et la radio en ligne.

QUELQUES POINTS DE REPERES…

Le journalisme à la pige
Il est fréquent dans la profession de débuter sa carrière en se faisant rémunérer « à la pige », c’est-à-dire à chaque enquête et article. La pige est un mode de rémunération. Le pigiste est un salarié et a un statut de journaliste professionnel validé par l’obtention de la carte de presse au bout de 3 mois sous certaines conditions. On perd son statut de pigiste en intégrant une entreprise comme salarié permanent. Le statut de pigiste, s’il est précaire, peut aussi être un choix, notamment pour l’autonomie qu’il apporte.

La carte d’identité professionnelle dite « carte de presse »
Délivrée par une commission paritaire de journalistes et d’employeurs de presse, la carte de presse certifie que son détenteur travaille effectivement pour un organe de presse. Le journaliste qui l’obtient s’engage par ailleurs à respecter l’éthique de son métier et notamment la Charte de journalistes professionnels. La carte de presse s’obtient en attestant d’une occupation principale et régulière (3 mois consécutifs pour une première demande), et si celle-ci procure au postulant l’essentiel de ses ressources soit plus de 50% de ses activités liées au journalisme (source CCIJP).

Le statut de « stagiaire » en journalisme
Il faut bien distinguer le stage dit « d’observation » – réalisé durant les études, et le « stage de journalisme » par lequel tout professionnel débute sa carrière avant l’obtention de sa carte de journaliste professionnel.