#MonStageISCPA Anne, JRI chez France 3 Midi-Pyrénées

#MonStageISCPA Anne, JRI chez France 3 Midi-Pyrénées

Réaliser son stage chez France Télévisions est l’objectif de nombreux étudiants en école de Journalisme. Pour son stage de 3ème année à l’ISCPA Toulouse, Anne a eu la chance – et le mérite – de vivre une expérience au sein de la rédaction de France 3 Midi-Pyrénées. Entre regards sur le métier de JRI (Journaliste Reporter d’Images, NDLR) et anecdotes de tournage, nous vous proposons de découvrir ce nouvel interview #MonStageISCPA. Silence, ça tourne !

Tu as vécu « dans la peau d’un JRI de France 3 Midi-Pyrénées ». Peux-tu nous préciser son rôle, ses missions ? Existe-t-il des particularités par rapport aux autres médias que tu as connus ?
Chez France 3, les rôles sont bien définis et les différents postes se complètent. Il faut savoir faire la différence entre le JRI (caméraman), le rédacteur et le monteur. Pour partir en reportage, le JRI prépare tout son matériel le matin, caméra, batterie, pied et disque. Arrivé sur le terrain, il s’occupe de filmer les ambiances, les interviews ou bien les émissions en direct. Il se doit d’être vif et réactif mais aussi créatif dans sa manière de tourner. Un bon JRI visualise l’histoire du reportage (l’enchaînement des plans) pour gagner du temps. Il sait à l’avance ce qu’il va raconter avec ses images. De retour à la rédaction, son premier geste est de dérusher le disque dans l’ordinateur pour que le rédacteur et le monteur puissent commencer à faire le montage. Puis il range tout son matériel et met en charge les batteries. Sa mission est terminée, il peut préparer ses reportages du lendemain.

Tu as pu suivre les équipes de France 3 à l’occasion d’un plateau délocalisé pour l’émission Viure al país. Parle-nous de cette journée…
Filmer une émission en direct, qui plus est sur le terrain, était une expérience à laquelle je n’avais encore jamais participé. Nous avons effectué deux jours de tournage, d’abord à Saint-Frajou puis dans un petit village lotois. Le départ était prévu à 8h du matin car la journée s’annonçait très chargée. Nous nous sommes rendus au village de Saint-Frajou à quatre (un JRI, le présentateur, un perchiste et moi) pour un reportage sur une ancienne école d’occitan transformée en musée. A l’origine du projet, une artiste dont le mari est l’un des habitants du village. Nous avons réalisé le reportage, en occitan, puis nous sommes allés au cœur du village pour filmer le premier plateau de l’émission, avant de changer d’air pour une prise de vue plus « champêtre » et de rencontrer l’artiste.
Le lendemain, changement de direction, et de météo, puisque nous sommes partis dans le Lot où le temps n’était plus le même, ce qui est un facteur non négligeable dans ce métier. Là, rencontre avec un fabriquant de sifflets en bambous et d’instruments de musique en bois. Nous avons également tourné un dernier plateau, ce qui fut particulièrement compliqué car les conditions climatiques n’étaient pas les mêmes. Le présentateur ne devait pourtant rien en laisser paraitre, et se comporter comme sur un direct. Avec une tenue identique malgré la baisse de température. Deux jours éprouvants, où la bonne humeur était présente. Une expérience au top !

Une personne en particulier t’a marqué durant ce stage ?
La personne qui m’a le plus marqué est mon tuteur, Jack Levé, le JRI avec qui j’ai eu la chance d’évoluer. Il a été à l’écoute et a pris le temps de répondre à mes questions. Et elles étaient nombreuses ! C’est un personnage haut en couleur qui est d’une gentillesse incroyable. Il m’a d’ailleurs laissé filmer des plans pour l’émission en occitan Viure al país ce qui est plutôt rare chez les stagiaires. Il m’a enfin beaucoup apporté dans le perfectionnement de tournage mais aussi énormément encouragé pour mon avenir !


Viure al pais

Prénom : Anne ; Age : 20 ans
Parcours : Etudiante en 3ème année Bachelor Journalisme à l’ISCPA Toulouse après l’obtention d’un Bac S au Lycée Saint-Louis Ville Pia à Bayonne (64, Pyrénées-Atlantiques).
Stage : Journaliste chez France 3 Midi-Pyrénées à Toulouse (31, Haute-Garonne)

Toulouse, le 03 juin 2016