#MonStageISCPA Florent, Journaliste web à L’Équipe

#MonStageISCPA Florent, Journaliste web à L’Équipe

Après avoir dévoré leurs papiers, c'est à leur côté que Florent a effectué ce stage de fin d'études. Eux, ce sont les plumes de L'Équipe, Le quotidien sportif s'il en est.

Pour clôturer son cursus à l’ISCPA Toulouse, cet étudiant de 3ème année Bachelor Journalisme a en effet pu réaliser de belles rencontres mais aussi mettre en pratique ses compétences professionnelles (et festives) lors de grands événements du monde du sport : Giro, meetings d’athlétisme, championnats du monde de Skeleton (oui oui)… Découvrez ce nouvel opus de #MonStageISCPA riche en anecdotes !

 

Tu effectues ton stage au sein de la rédaction web de L’Équipe, peux-tu nous en dire plus sur ton quotidien et tes missions ?

Pour ma part, je suis au service base de données. C’est un service qui est rattaché au pôle numérique, et nous mettons à jour tous les classements de toutes les compétitions sportives que vous pouvez voir sur le site www.lequipe.fr. J’ai notamment eu l’immense privilège de rentrer les résultats des championnats d’Europe (ou du monde) de plongeon ! C’est un travail rigoureux où il faut s’y connaître un minimum dans tous les sports. Cependant, ça ne nécessite pas non plus de pouvoir citer le dernier champion d’Europe de Skeleton (j’aime bien les sports qui se terminent en « on »). Cela se rapproche un peu d’un service « stats ». D’ailleurs, sur certains papiers, on peut apporter des éléments chiffrés sur les sujets développés par les rédacteurs qui nous sollicitent.

Nous réalisons aussi des « live » et j’ai notamment pu couvrir le Giro (NDLR : le Tour d’Italie en cyclisme) que la chaîne L’Équipe retransmettait. On essaie de le rendre le plus vivant et le plus connecté possible en utilisant des tweets, des sondages, des historiques… C’est un exercice plutôt sympa, et on sait que l’on est beaucoup lu, ce qui rajoute une motivation supplémentaire. Enfin, j’ai eu l’occasion de proposer la rédaction d’articles ou d’interviews comme tous les autres journalistes. Ce n’est pas la plus grande part du travail, mais on arrive quand même à écrire.

 

Dis-nous tout sur le fonctionnement d’une rédaction comme celle de L’Équipe. Cela doit être différent des services sport que tu as connus dans la PQR (NDLR : Presse Quotidienne Régionale) ?

C’est complètement différent en effet. De plus, les journées ne se ressemblent pas suivant le créneau horaire sur lequel on travaille : le matin (de 7h30 à 16h), la journée (de 10h à 18h30) et le soir pour le bouclage (de 16h à minuit environ). Après, au service « numérique », nous sommes assez peu sur le terrain, et c’est l’un des éléments qui m’a le moins plu. La rédac’ n’envoie des reporters que pour les gros matchs de football ou les événements internationaux. Ce fut le cas par exemple avec un de mes collègues qui est parti à Cardiff pour couvrir la finale de la Ligue des Champions ou lors de Roland-Garros où deux de mes collègues étaient mobilisés. Mais à part pour le PSG, et encore, il n’y a pas d’envoyé spécial en dehors des journalistes du print (NDLR : la version « papier » du journal L’Équipe).

 

Tu as l’occasion de rencontrer des journalistes sportifs connus et reconnus, quel est selon toi le secret pour percer dans ce milieu si prisé ?

Quand je suis arrivé, cela m’a fait bizarre de rencontrer des journalistes que je lisais très souvent. C’est vrai que j’étais par conséquent un peu intimidé. Mais j’ai eu de la chance, dès mon deuxième jour, il y avait une réunion trimestrielle avec toute l’équipe et nous sommes allés manger ensemble. Du coup, ça casse les barrières, et je me suis très bien intégré, même si je me suis pas mal fait chambrer sur mon accent du Sud-Ouest (rires)… Par exemple, je suis très branché rugby et j’ai pu rencontrer Bertrand Lagacherie, qui est originaire de la ville rose et a notamment couvert le Stade Toulousain. J’ai surtout rencontré mon tuteur de mémoire, Richard Escot (NDLR : cf la photo de l’article) qui est dans la maison depuis 1985 !

J’ai aussi eu l’occasion de croiser de grands noms du groupe : Vincent Duluc, Dave Appadoo, Sébastien Tarrago (pour le foot), ou encore l’ancien Rédacteur en chef du print Pierre Callewaert (pour le cyclisme). Mais évidemment, celui que je garde en mémoire, c’est Yoann Riou. Vous avez l’habitude de le voir sur la chaîne les soirs de grand match. Il est aussi fou en vrai qu’à la télé (rires) ! C’est un mordu de sport, il vient nous voir quatre fois par jour pour discuter. La fois où je l’ai vu le plus excité, c’était avant la demi-finale aller entre Monaco et la Juventus. Il ne tenait plus en place, et n’avait qu’un nom à la bouche, celui de Kylian Mbappé ! Il lui arrive aussi de manger sa cravate à l’antenne, mais c’est parce qu’elle est confectionnée en crêpe, par la boulangère en bas de l’immeuble.

Et pour vraiment répondre à la question, il faut d’abord ne pas avoir peur d’aller vers les gens, aller les saluer, discuter. Quand on n’ose pas, on n’a rien. Il faut bien sûr réussir à récolter des informations, écrire correctement, et toutes les qualités d’un journaliste, c’est la base. Mais il faut aussi savoir se rendre sympathique, et presque indispensable. C’est d’ailleurs le jour où j’ai ramené du foie gras que j’ai été définitivement adopté (rires) ! Plus sérieusement, les relations humaines comptent beaucoup dans le job, en dehors de toutes les qualités journalistiques que l’on peut avoir.