Les journalistes de l’ISCPA au 3ème Festival des 4 Ecrans

Les journalistes de l’ISCPA au 3ème Festival des 4 Ecrans

Les étudiants en 3ème année de journalisme étaient partie prenante du 3ème Festival des 4 Ecrans à la Bibliothèque Nationale.

A cette occasion, un film documentaire réalisé au Liban par deux étudiants de l’ISCPA, a remporté l’Ecran d’Or Mobile.

Dans leurs veines coule le train
de Guilhem Bertrand et Marc-Antoine Bindler
Ecran d’Or Mobile du 3ème Festival Européen des 4 écrans

« Ce mini-documentaire a été réalisé selon un thème, « un amour de train », et un cahier des charges bien précis (filmer avec du matériel nomade et grand public, sans pied, sans preneur de son, pour une durée maximale de 3 minutes…), imposés par le festival.

Étudiants en troisième année de journalisme, nous avons profité d’un stage dans un quotidien libanais francophone pour réaliser ce travail.

Bien que le trafic ait plus ou moins survécu à quinze ans de guerre civile et de troubles multiples, grâce à la ténacité et à la passion des cheminots, les trains ne circulent plus au Liban depuis 1995. Et ce pour plusieurs raisons.

Avant le début de la guerre civile, l’infrastructure ferroviaire du pays était déjà désuète. Les troubles qui débutent en 1975 vont, de fait, en empêcher toute modernisation. A cela s’ajoute des pertes et un exil massif des hommes et de leurs compétences, relatifs à toutes guerres. Mais, ironie du sort, le train est condamné définitivement en 1995, après la guerre, par la construction d’une autoroute nécessitant l’asphaltage de plusieurs tronçons du réseau ferroviaire. Le gouvernement de l’époque (Hariri 1), prend le parti de condamner le vieux réseau afin de mieux le rénover… Sauf que depuis, malgré plusieurs tentatives, rien n’a évolué.

Nous sommes donc allés à la rencontre des derniers amoureux du train. A Beyrouth, Bchara Assi, président du syndicat des cheminots, toujours employé par l’Office des Chemins de Fer libanais, qui erre dans la gare fantôme de Mar Mikhaël en attendant au pire la retraite, au mieux la reprise du trafic. A Rayak au cœur de la plaine de la Beka’a, où les yeux pleins de nostalgie et de malice, le vieux conducteur de train retraité Assaad Namroud, 88 ans, ne rêve que de revoir passer une locomotive dans la gare de sa jeunesse. »

Guilhem Bertrand et Marc-Antoine Bindler

 

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