#MonStageISCPA Léa, Chargée de communication à Garorock

#MonStageISCPA Léa, Chargée de communication à Garorock

Le monde de la culture est invité à se réinventer. Avec la crise sanitaire actuelle, c'est notamment la quasi totalité des festivals qui ont été contraints de reporter leurs éditions 2020 prévues cet été. Tous les acteurs culturels sont donc touchés par cette situation. Techniciens, intermittents du spectacle, artistes... la culture est un secteur qui fait vivre plus d'1 million de personnes en France. Et qui propose également un terrain de jeu passionnant pour certains stagiaires.

Pour le dernier stage de son Bachelor Communication*, Léa, étudiante de 3ème année à l’ISCPA Toulouse, avait fait le choix de la passion ! Mêler ses études en com, sa sensibilité éco-responsable, et son goût pour la musique et l’ambiance si particulière des festivals. Malgré la déception liée à l’annulation de Garorock, c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’on la retrouve à mi stage. En télétravail, sur de nouvelles missions mais avec une envie toujours bien présente. Mettez un peu de musique et plongez-vous dans ce nouvel interview #MonStageISCPA !

Présente-nous la structure pour laquelle tu réalises ton stage.

Je réalise mon stage au sein de l’association MR Power qui intervient principalement dans le secteur des arts du spectacle vivant et organise depuis 1997 le festival Garorock à Marmande, entre Bordeaux et Toulouse. En 2018, Olympia Production, filiale du groupe Vivendi, a racheté l’intégralité des parts de la société Margo et est donc devenu le propriétaire du festival. L’association MR Power reste en charge de l’organisation générale de Garorock, qui accueille chaque année plus de 100 000 spectateurs, mais aussi de GaroSnow chaque hiver.

Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce stage ?

C’est vrai que je participe au festival Garorock depuis plusieurs années, en tant que festivalière, et c’est un événement qui me plaît énormément. J’y ai plein de très bons souvenirs, que ce soit au camping avant d’aller danser devant les scènes du festival ou au niveau de la programmation qui fait toujours rêver. J’y ai par exemple vu Rilès qui avait été génial en 2018, puis Nekfeu qui avait rassemblé énormément de monde devant les scènes de la Plaine et Garonne. Pour l’année dernière, je pense bien-sûr à Macklemore, Angèle & Roméo Elvis, sans oublier Aya Nakamura. Ils nous ont tous fait passer des très bons moments entre amis !

A côté de ça, j’ai toujours été attirée par l’univers musical, et je m’intéresse de plus en plus à l’écologie à côté de mes études en communication. En Janvier, j’ai appris qu’un pôle développement durable avait été créé pour Garorock. C’était idéal pour moi de réaliser mon stage dans ce milieu. J’ai donc tenté de postuler spontanément et ça a réussi ! 🙂

Et quelles sont les missions pour lesquelles on t’a recruté ?

Dès mon arrivée, il y avait beaucoup de travail au niveau de la création de supports de communication pour le festival. Ma mission principale a donc été de créer entièrement l’identité graphique de « GaroTri », le pôle de développement durable de Garorock. J’ai réalisé plusieurs chartes graphiques, plusieurs propositions en mêlant le côté « vert », la dimension écologique à celle plus festive de « Garo ». J’ai ensuite créé des supports de signalétique pour sensibiliser les festivaliers au tri, designé les équipements des bénévoles… Dans le cadre de missions complémentaires, j’ai été chargée de la production du Green Market, le nouveau lieu éco responsable sur Garorock.

Je devais ensuite contacter les prestataires présents sur le festival et gérer le suivi de leur dossier, programmer des rendez-vous pour organiser leur arrivée sur les lieux. Cependant ces missions ont rapidement été arrêtées suite à l’annulation du festival avec la crise sanitaire actuelle et la situation que nous connaissons.

Justement, comment avez-vous fait face à cette situation ?

L’organisation a anticipé l’ensemble des hypothèses pour la tenue et l’annulation du festival… Suite à l’annonce du gouvernement, les équipes ont décidé de reporter l’édition 2020 à juin 2021. Il a donc fallu mettre en place un protocole de report et de remboursement pour les personnes ayant déjà pris leur place pour 2020.

Quant à moi, mes missions ont glissé vers l’organisation de GaroCamp. Il s’agit d’un événement en projet sur lequel je travaille avec mon tuteur de stage. Il a lieu à Bordeaux et a une vocation BtoB. C’est en effet un événement qui a pour but de réunir des professionnels du spectacle vivant et d’échanger autour de problématiques liées aux grands événements (développement durable, risques sanitaires…). Pour ce projet, je créé actuellement en collaboration avec les équipes le contenu éditorial du site internet. C’est une mission très complète qui mêle rédaction, mise en page, travail de recherche…

Quel impact a eu le confinement sur ton stage ?

J’ai eu beaucoup de chance avec ce stage là car malgré la période et les différentes complications, nous avons réussi à rester dans une dynamique positive, avec des perspectives de projet. Nous sommes tous en télétravail, avec des réunions chaque semaine pour faire un point sur les avancées de chacun.

J’étais forcément un peu déçue de l’annulation de Garorock mais les missions qui me sont confiées sur GaroCamp me conviennent totalement et me permettent de participer à un projet depuis le tout début, en même temps que l’ensemble de l’équipe.

Tu arrives à la fin de ton Bachelor, si tu devais nous faire un Top 3 de tes souvenirs à l’ISCPA…

Oui, c’est la fin… J’ai beaucoup de souvenirs à l’ISCPA mais dans le Top 3 je dirai :

  • Le séjour d’études à Barcelone, où nous avons pu améliorer notre espagnol, tourner des publicités sur le plateau TV et découvrir de nouvelles choses tous ensemble.
  • Les différents Creative Contest restent aussi de très bons souvenirs où nous participions aux challenges (24h du logo, etc…) en duo pour tenter de gagner le prix du public !
  • Et bien-sûr le dernier souvenir restera gravé : La nuit de la com de crise ! Ce jeu grandeur nature nous plonge vraiment dans le monde de la communication de crise. C’était très réaliste.

Nous étions cinq équipes d’étudiants en communication, chacune devant défendre son candidat aux élections présidentielles : organisation de conférences de presse, relations publiques avec les médias… le tout en déjouant les rumeurs ou les attaques fondées tout au long de la nuit (NDLR : 19h – 5h du matin !). Face à nous cinq médias composés d’étudiants de la filière journalisme. Ils tentaient de trouver les scoops en jouant de leurs relations avec les partis politiques tout en sortant un journal par jour (1jour = 3h) pour rassembler le plus grand nombre de lecteurs. Pour la petite anecdote, nous avons voulu piéger un média de l’opposition en lui livrant une (fausse) rumeur inédite, en échange d’un article positif sur notre candidat. Trois heures plus tard, à la sortie du journal, nous avons eu la surprise de lire un article négatif sur notre parti… et la rumeur que nous leur avions fournie était en fait bien réelle. Nous nous sommes bien fait avoir mais nous sommes restés soudés ! Une super expérience.

 

*CYCLE BACHELOR COMMUNICATION – Titre certifié de « Responsable Projet Communication interne/externe » inscrit au RNCP au niveau 6 (ancien niveau II) – code 18088, code NSF 320m, par arrêté du 11/12/2018, publié au J.O du 18/12/2018, code CPF 248577

 

Retrouvez les témoignages #MonStageISCPA de nos étudiants toulousains sur www.iscpa-ecoles.com/monstageiscpa-toulouse !