#MonStageISCPA Nicolas, Journaliste sportif à la Dépêche du Midi

La curiosité et l’éclectisme, deux qualités importantes à avoir en stock lorsqu’on est journaliste. Avoir un sujet de prédilection peut s’avérer utile mais savoir parler de tout (et s’y intéresser) est primordial afin de s’ouvrir un maximum de portes.

#MonStageISCPA Nicolas, Journaliste sportif à la Dépêche du Midi

Dans cette optique, être journaliste sportif ne se limite pas à commenter des matchs ou à parler exclusivement des résultats sportifs du week-end. Nicolas le sait et en fait l’expérience au cours de son Bachelor Journalisme*. Étudiant à l’ISCPA Toulouse, il multiplie les projets afin d’atteindre son objectif. Pour #MonStageISCPA, il revient notamment sur son stage de J2 au sein du service des Sports de La Dépêche du Midi. Et ce qu’on peut dire, c’est que ce n’est pas de tout repos !

#MonStageISCPA Nicolas, Journaliste sportif à la Dépêche du Midi

Journaliste sportif, c’est un rêve d’enfant ?

J’ai actuellement 19 ans et je rêve de devenir journaliste sportif depuis que je suis collégien. Passionné de sport, j’ai toujours voulu chercher un métier dans ce domaine. Le journalisme m’a toujours attiré. Et puis, j’ai toujours apprécié le français, jouer avec les mots… Alors j’ai assez vite compris que c’était le métier de mes rêves.

Retrouvez en vidéo, 3 choses à savoir sur le stage de Nicolas à La Dépêche du Midi :

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Quelles sont les différences entre ton stage de J1 et de J2 ?

J’ai effectué mon stage de première année dans une « locale » de La Dépêche du Midi, à Castres, d’où je suis originaire. Ce fut un stage très formateur où j’ai pu écrire beaucoup d’articles, proposer de nombreux sujets… Cette année, pour ma J2, j’ai orienté mes recherches de stage en direction de la presse écrite sportive. J’ai alors postulé au service des Sports de La Dépêche du Midi à Toulouse et à Midi Olympique. J’ai eu la chance d’être accepté auprès des deux rédactions. Etant donné que La Dépêche m’avait apporté une réponse positive en premier, j’ai décidé de faire mon stage là-bas.

Le contexte est forcément différent. A Toulouse, il y a un grand « workspace » alors qu’à Castres c’est une agence qui n’est pas très grande. D’autre part, lors de mon stage en locale, j’ai pu traiter de nombreux thèmes divers et variés (un jour l’économie, le lendemain le tourisme…) tandis qu’à Toulouse j’ai toujours écrit sur mon thème de prédilection, celui qui me passionne : le sport.

Enfin, lors de mon premier stage, j’ai essentiellement écrit pour du print (le journal) alors qu’au service des Sports de La Dépêche j’ai beaucoup écrit pour le web. Ce qui change, c’est principalement la titraille. Sur le web, on doit absolument placer les mots-clés dans les titres, on est plus libre (sur les intertitres, la longueur de l’article, du chapô…). De plus, sur le web on n’utilise pas « aujourd’hui », « hier » mais plutôt « ce lundi 12 juin » car sur le web, le lecteur peut consulter l’article des semaines voire des mois plus tard.

Décris nous une semaine type au service des sports !

Déjà, il faut savoir qu’il y a deux types de créneau en semaine : 9h-17h ou 15h-23h. Lorsqu’on arrive, on commence une sorte de revue de presse. On consulte divers sites d’actualités sportives et on sélectionne les sujets qui peuvent potentiellement nous intéresser. Toute la journée, on écrit des articles qui paraissent sur le site internet et la rubrique « sport » de La Dépêche. Le week-end, on peut également être amené à écrire des articles sur des matchs du Stade Toulousain, du Toulouse Football Club, de l’équipe de France… On peut aussi donner un coup de main sur la partie print qu’il ne faut pas négliger même si en tant que stagiaire on fait pas mal de web. Bref, tu l’as certainement deviné, il est assez difficile d’énoncer une journée type car il faut s’adapter aux aléas de la journée.

Quelle est pour toi la recette pour percer dans le journalisme sportif ?

Je pense qu’il faut être avant tout très motivé. Ça parait bête et évident mais lorsqu’on est en stage, il faut que nos collègues sentent notre motivation, notre envie de bien faire… Dans le domaine du journalisme sportif, les places sont chères, certes, mais elles existent. Alors pour les obtenir, il faut être déterminé, passionné, entreprenant, travailleur (ne pas compter ses heures, être capable de bosser le week-end)… Il faut très régulièrement lire la presse sportive, voir ce qui se fait dans différents médias. Il ne faut pas avoir peur de mener des projets pros/persos en parallèle (créer un blog pour se faire la main et acquérir de l’expérience…). Puis, il faut forcément être un suiveur très assidu de l’actualité sportive. Ajoutons à cela des qualités de base d’un journaliste (orthographe/conjugaison impeccable, bon relationnel humain, curiosité, trouver des angles originaux…).

Ton top 3 des reportages qui t’ont marqué durant ce stage ?

Le reportage qui me vient en premier à l’esprit est celui qui j’ai réalisé à Airbus. Le géant toulousain de l’aéronautique officialisait sa collaboration avec l’Agence Nationale du Sport en vue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (pour optimiser le matériel des athlètes paralympiques français). C’est un reportage qui m’a marqué car il y avait de nombreux journalistes de médias nationaux (Le Monde, RMC Sport, Europe 1…) et des personnalités sportives reconnues comme Claude Onesta. Suite à ce reportage, j’ai écrit une pleine page dans un des cahiers Sports (qui paraît le lundi) de La Dépêche du Midi. Il y a eu de très bons retours. C’était top – et stressant haha – mais très formateur ! J’ai eu la liberté de choisir mes interlocuteurs, les angles de mes articles, leur placement sur la page… Je me suis réellement senti journaliste sportif. C’était top ! Je pense que c’est le reportage dont je suis le plus fier.

Au cours de mon stage, j’ai aussi eu la chance de pouvoir interviewer l’ancien joueur emblématique du TFC Pantxi Sirieix sur sa reconversion professionnelle. Cela montre que le journalisme sportif est assez vaste. Un journaliste sportif n’écrit pas seulement des présentations/résumés de match, il peut également faire des sujets sur la vie des sportifs en dehors du terrain. A titre personnel, c’est quelque chose que j’aime bien. Ça permet de découvrir de nouvelles facettes de sportif, c’est aussi ce que recherchent les lecteurs. En tout cas, cette interview avec Pantxi Sirieix s’est très bien déroulée. Ça a été une super expérience.

Enfin, je pense au portrait que j’ai écrit sur Baptiste Cope, joueur du Castres Olympique). J’ai pu le rencontrer au centre d’entraînement du CO. Aux yeux du grand public, Baptiste Cope est assez peu connu mais en interne, il est décrit comme un joueur à fort potentiel. C’est bien pour cela que j’ai décidé d’écrire son portait, afin que les lecteurs découvrent qui est Baptiste Cope. Celui-ci est d’ailleurs assez timide. Alors il a fallu que je fasse en sorte de le mettre à l’aise. Selon moi, cela fait partie du métier : savoir faire parler son interlocuteur. Notamment ceux qui sont plus réservés voire sceptiques. Au fur et à mesure de l’entretien, le joueur s’est d’ailleurs de plus en plus ouvert et ça s’est très bien passé.

Tu t’investis également dans divers projets. Peux-tu nous en parler ?

A côté de l’école, je participe au projet d’audiodescription de la ville de Toulouse. Commenter des matchs du Stade Toulousain, du TFC ou encore du Fenix me plaît énormément, c’est un rêve de gosse. Alors ce projet audiodescription est une occasion en or pour nous, étudiants, de s’exercer, commenter en direct des matchs de divers sports. Même ceux sur lesquels nous ne sommes pas le plus à l’aise, cela fait partie de l’exercice et c’est super formateur. On se rend compte que ce n’est pas un métier facile, loin de là. Cela parait plus facile lorsqu’on est sur notre canapé, derrière notre télé 😉.

Je suis aussi speaker pour la Fédération Française de Cyclisme avec des commentaires de courses de vélo en Occitanie tous les week-ends ou presque. Être speaker est une réelle plus-value pour moi. Outre le fait que c’est quelque chose qui ne passe pas inaperçu aux yeux des recruteurs sur un CV et que c’est une activité qui me permet de financer en partie mes études, le fait de prendre le micro permet de m’entraîner au commentaire sportif. En étant speaker, j’ai pu développer mon aisance orale (variation de voix, du vocabulaire…) notamment en public. Cela peut également donner de la confiance en soi pour la radio. Et puis, être speaker m’a permis de rencontrer beaucoup de monde, notamment des professionnels de la presse. Par exemple, en octobre dernier, j’ai eu la chance de commenter la Ronde de l’Isard (en direct dans une voiture en liaison avec le speaker du podium central Nicolas Loth qui commente d’ailleurs des courses de vélo sur la chaîne L’Equipe), une course internationale reconnue destinée aux U19. J’ai pu avoir cette superbe expérience (qui va se reproduire en octobre prochain) grâce à des personnes que j’avais rencontré sur d’autres courses.

Je suis également journaliste indépendant pour Chocolatine.media (un média local pure player pour qui j’écris des articles de sport, notamment sur des matchs du CO, du ST, TFC…). Cela me permet de publier mes articles sur un média, de faire des reportages, interviews, d’étoffer mon réseau et de couvrir des évènements sportifs pour un média…

Tous ces projets sont primordiaux dans mon cursus scolaire. Il est très important, selon moi, de s’investir dans des projets pro en parallèle de l’école. Cela permet d’engranger de l’expérience, d’élargir son carnet d’adresse… Comme expliqué précédemment, dans le journalisme sportif, les places sont chères. Alors, pour tirer son épingle du jeu, il faut forcément mener des projets en plus des cours.

Quel est ton objectif de stage pour l’an prochain ?

Je suis encore en pleine réflexion pour mon stage de 3ème année. Après deux stages concluants, très formateurs dans le milieu de la presse écrite, je veux aussi découvrir la radio. J’ai un goût particulier pour le micro, le commentaire sportif avec mon activité de speaker pour la Fédération Française de Cyclisme ou encore le projet audiodescription. C’est pour cela qu’en août, je vais être en stage à 100% pour avoir une première expérience en radio, perfectionner mes compétences en montage… Pour l’année prochaine, je risque certainement de postuler dans des médias sportifs à Paris (presse écrite et radio). J’explore donc plusieurs pistes. J’ai encore le temps mais je veux m’y prendre assez tôt.

 

*CYCLE BACHELOR JOURNALISME – Titre de « Journaliste » à bac +3 enregistré au RNCP n°35743 de niveau 6 (EU), code NSF 321, par décision du 08/07/2021

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