#MonStageISCPA Thibaut, Journaliste chez Actu Toulouse

Avec près de 15 millions de lecteurs chaque mois, Actu.fr est devenu en quelques années un acteur important dans le paysage médiatique français. Une dynamique saluée récemment par l’ACPM (Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias) avec l’obtention d’une étoile récompensant la plus belle progression d’audience 2019.

#MonStageISCPA Thibaut, Journaliste chez Actu Toulouse

C’est au sein de la rédaction toulousaine d’Actu.fr que l’on retrouve Thibaut, étudiant en 3ème année de Bachelor Journalisme* à l’ISCPA Toulouse. Pour son stage de fin d’études, il a choisi de miser sur un stage long – 6 mois – dans une rédaction qui donne la part belle à l’actualité locale. Pour ce numéro de #MonStageISCPA, il nous parle des réalités d’une journée type, de la façon dont le média et ses journalistes ont pu s’adapter à la période de confinement ou encore des particularités des conférences de presse en ligne. Avec un clin d’œil aux moments marquants qui ont rythmé ses 3 ans d’études à l’école.

#MonStageISCPA Thibaut, Journaliste chez Actu Toulouse

Comment as-tu décroché ce stage de 6 mois chez Actu ?

Lors de ma deuxième année à l’ISCPA, j’avais déjà eu la chance de faire un mois de stage à Actu Toulouse. Les journalistes de la rédaction étaient contents de moi, ça m’a donc permis de revenir plus facilement dans l’entreprise. Mon premier passage m’avait vraiment plu, j’ai eu envie de renouveler l’expérience dans l’une des grosses rédactions de la place toulousaine.

Après l’école, je me vois bien travailler ici dans la Ville rose. Si c’est à Actu, c’est encore mieux… Après, il faut savoir que ce média fait partie de Publihebdos qui est une filiale du Groupe SIPA – Ouest-France. Il regroupe près de 100 titres un peu partout en France. Un stage de 6 mois, c’est un bon moyen d’intégrer ce groupe de presse.

Peux-tu nous raconter une journée type ?

La journée-type commence à 9 h. Lorsqu’on arrive, on se met chacun sur notre ordinateur et on se prépare pour la conférence de rédaction. Pour cela, on jette un œil sur ce que font les autres médias (locaux et nationaux) et on regarde nos boîtes mail.

À 9 h 30, on se réunit pour la conférence de rédaction où l’on va noter tous les sujets de la journée, réfléchir aux angles des sujets, etc. Pendant cette réunion qui dure en moyenne 30 minutes, on définit quel sujet fera l’ouverture, c’est-à-dire, le premier sujet qui paraîtra le lendemain. Ce doit être un sujet porteur et concernant, capable de ramener du monde sur le site. Lorsque tout est calé entre les journalistes, chacun part de son côté. S’il faut se déplacer sur le terrain, on se déplace. Sinon, on gère nos sujets à distance.

Le midi, on prend une pause d’environ une heure. Ensuite, on continue nos sujets. La journée se termine à 18 h, mais parfois, on déborde un peu. Quand on est pris dans un sujet, on ne voit pas forcément le temps passer. Dans ce métier, il ne faut pas compter ses heures.

Tu avais débuté ton stage quand le confinement a été mis en place. Comment s’est adaptée la rédaction ?

Oui et heureusement que j’ai commencé avant le confinement… C’est beaucoup plus simple d’assimiler les process d’une entreprise en étant en présentiel. Même si, aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir des outils pour communiquer facilement à distance. Il y a le bon vieil appel téléphonique qui est toujours aussi efficace, mais il y a également les messageries internes comme Slack. Pour ma part, je l’avais déjà utilisé lors de mon passage à l’ISCPA Toulouse.

Sinon, je trouve que nous nous sommes vraiment bien débrouillés. On a poursuivi notre mission d’information pendant le confinement. Du jour au lendemain, nous avons dû nous adapter à bosser depuis notre domicile. Certains journalistes ont dû composer avec leurs enfants en bas âge, ce qui n’est pas toujours facile. Personnellement, j’ai de la chance, mon chat n’a pas été trop désagréable pendant cette période !

Et comment se passent les relations avec les autres journalistes de la rédac ?

Ça se passe super bien. Tout le monde est sympa. On discute beaucoup pendant la conférence de rédaction. On en profite également pour se partager les contacts. Sinon, on écrit que très rarement à quatre mains. Cela peut arriver quand un journaliste se trouve sur le terrain et qu’un autre journaliste l’appuie depuis le desk.

Justement, une interview ou un sujet t’a particulièrement marqué durant ce stage ?

Ce sont plutôt les sujets qui me marquent. Pendant le confinement, je m’occupais des conférences de presse avec le CHU de Toulouse. Elles avaient lieu en visio. Ce n’est pas facile de s’imposer lorsqu’on ne voit pas les autres journalistes. Pendant la première conférence, je n’ai pas posé de questions, puis au fil des semaines, j’ai pris mes marques et joué des coudes pour poser mes questions et faire des papiers avec des angles que je voulais traiter. En moyenne, j’arrivais à tirer au moins 3 sujets différents de chaque conférence. C’était super intéressant à faire. Après, il faut être vigilant lorsqu’on écrit. Je ne suis pas médecin ou virologue, donc, lorsque j’écrivais un papier, je pesais chaque mot. Il faut redoubler de vigilance lorsqu’on parle de santé publique.

La J3 est principalement axée sur la pratique avec les différentes intensives. Qu’est-ce qui t’a le plus servi pour ce stage ?

Bien qu’elle ne soit pas facile, l’intensive cross média avec le 24heures.fr où nous travaillons comme une véritable rédaction web m’a beaucoup aidé. J’étais directement dans le bain en arrivant à Actu Toulouse. Si j’avais un conseil simple à partager, c’est de garder précieusement tous ses contacts. Essentiellement les numéros de téléphone. Très souvent, ils peuvent servir pour des sujets futurs. Dans mon répertoire, j’enregistre, en moyenne, deux nouveaux numéros par jour.

Tu arrives à la fin de ton Bachelor. Si tu devais nous faire un Top 3 de tes souvenirs marquants à l’ISCPA ?

Pour la première année, je retiens mon stage de trois mois, réalisé à la locale de L’Indépendant à Perpignan. C’est ici que j’ai vraiment mis un pied dans le métier. C’est appréciable de pouvoir réaliser des stages aussi longs.

Ensuite, sur la J2, je retiens l’immersion. C’était super cool de pouvoir prendre du temps pour réaliser un sujet libre. J’avais fait le choix d’aller dans un monastère de Blagnac pour parler de sexualité et de chasteté avec des croyants. N’étant pas vraiment porté sur la religion, j’avoue que j’avais pas mal d’aprioris avant de rencontrer mes différents interlocuteurs. Finalement, j’ai eu la chance de rencontrer des gens très ouverts, sans langue de bois.

Enfin, pour la troisième année, je retiens la nouvelle intensive presse écrite. Pendant plusieurs semaines, nous avons dû créer un magazine (ligne éditoriale, maquette, contenu). Nous avions un thème prédéfini : les femmes. Chaque étudiant a écrit un portrait sur une femme « qui bouscule son monde ». Pour ma part, j’ai opté pour Céline Boussié. C’est une lanceuse d’alerte qui a dénoncé la prise en charge scandaleuse de l’Institut Medico-Éducatif de Moussaron (Gers). Cette rencontre et cette histoire m’ont vraiment marqué. D’ailleurs, si vous avez un peu de temps, je vous invite à lire notre magazine, car on a tous bien travaillé dessus ! (en savoir +)

 

*CYCLE BACHELOR JOURNALISME – Titre de Journaliste, Diplôme reconnu par l’Etat, titre enregistré au RNCP de niveau 6 (ancien niveau II) à bac +3, code NSF 321t, par arrêté du 15/12/2016, J.O du 18/12/2016

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